LE RESEAU COCAGNE

 

Les Jardins de Cocagne sont des jardins biologiques collectifs à vocation d’insertion sociale et professionnelle. Les jardins de cocagne accueillent des hommes et des femmes de tout âges, qui se trouvent en situation précaire (allocataire rSa, sans revenus, sans domicile, chômeurs de longue durée, n’ayant jamais travaillé, etc.) et rencontrant des difficultés d’ordre professionnel, social ou personnel.

Ces jardins permettent à des adultes en difficulté de retrouver un emploi et de (re)construire un projet personnel à travers la production de légumes biologiques et leur distribution, sous forme de paniers hebdomadaires, à des adhérents-consommateurs.

 

En développant une action sociale, économique, environnementale et en recréant du lien social dans la proximité (entre les personnes investies : jardiniers, maraîchers, adhérents, voisins, agriculteurs locaux, partenaires institutionnels…), les Jardins de Cocagne se situent résolument au cœur de l’économie solidaire et du développement durable.

 

En adhérent au réseau Cocagne, l’engagement est pris de respecter les 4 grands principes énoncés dans leur charte:

- mettre tout en œuvre pour l’accueil et le devenir des personnes en difficultés sociale prises en charge. En particulier, veiller à ce que ces jardins ne deviennent pas un lieu de placement mais un lieu où s’exerce un accompagnement social et professionnel régulier et qui repose sur la prise en compte des problèmes de santé, de logement, de formation et de travail

- travailler en agriculture biologique sous contrôle d’un organisme agréé, ou être « en conversion » dès la première année de fonctionnement

- distribuer prioritairement des légumes cultivés à un réseau d’adhérents, animer ce réseau d’adhérents (réunions régulières, fêtes, « lettre d’info » hebdomadaire ou mensuelle sondage de fin d’année…) et favoriser les rencontres, les actions conviviales dans le cadre d’activités multiples liées à l’existence des jardins

- ne pas créer un dispositif concurrentiel et prendre contact dès le montage du projet avec les agrobiologistes locaux : il s’avère très souvent que les structures peuvent être complémentaires et collaborer intelligemment