Paroles

Le chantier d’insertion permet de « resocialiser » ce public. « C’est une action exemplaire, qui donne du travail à la population du canton. Les communes commencent à comprendre ce que cela peut leur apporter » a estimé René Haag (conseiller général et président de la Com Com de Villé).

Les équipes de la SAVA viennent en complément des ouvriers communaux et des bénévoles. « Le chantier d’insertion a parfois encore une mauvaise image. Il faut convaincre peu à peu les communes de son intérêt » a souligné Bernard Schmitt (vice-président de la Com Com de Villé).

Le sous-préfet Patrick Pincet s’est aussi félicité de cette initiative. « Malgré la morosité budgétaire des finances de l’État, les crédits pour les chantiers d’insertion ont été maintenus cette année, a-t-il assuré, « c’est une formule peu coûteuse et très efficace, même si elle demande beaucoup d’investissement humain ».

« Cette solution est une alternative à la fois économique et souple à l’engagement d’ouvriers communaux. Les chantiers d’insertion par l’environnement présentent l’avantage d’éviter aux communes toute contrainte de gestion des ressources humaines. La SAVA gère elle-même la formation de ses salariés. Les communes s’épargnent également les contraintes de logistique puisque les équipes apportaient tout le matériel nécessaire aux travaux ».

Thierry Froelicher (agent de développement de la Com Com du Val de Villé)

Patrick Barbier (président de la SAVA) a souligné que cette intervention avec la Com Com de Villé est la seule en Alsace centrale. Il explique ce fait par le souci écologique et la forte intercommunalité constatés dans le Val de Villé. « C’est bien du développement durable, il y a un volet social, pour venir en aide à certaines personnes dans la vallée, (une centaine de personnes de la vallée touchent des allocations comme le RMI ou autre), un volet territorial: les travaux réalisés sont bénéfiques pour tout le monde, mais ni une entreprise ni des bénévoles n’auraient pu les faire de cette manière. Et j’y vois un volet économique, car les personnes ont des contrats, elles sont dans une démarche employeur-employé ».

Pour chaque projet, un référent assure le lien avec la commune. « Cette personne est très importante pour les communes » insiste Bernard Schmitt (maire de Dieffenbach-au-Val).

Dans la vallée, les participants sont souvent les mêmes d’un chantier à l’autre. « Ce qui prouve que les personnes s’intéressent à leur travail », explique Jacky Fritsch (responsable administratif de la SAVA).

« Moi, j’ai été bien content de trouver ce chantier, dit Robert Toussaint, de Lalaye. J’étais bûcheron, mais j’ai eu un accident de travail. A mon âge, pour retravailler c’est pas facile. Et puis là, je suis au grand air ».

 

Sources :

Extrait du Journal desDernières Nouvelles d'Alsace du 26/06/03 : « Le chantier d’insertion reconduit pour un an »

Extrait du Journal L’Alsace du 27/06/03 : « Insertion verte »
Extrait du Journal La Gazette des communes (Avril 2003) : « Les communes du canton de Villé testent l’insertion verte »

 

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